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Deux Goofs à l'hôpital... C'était facile à prévoir ! [pv Maxou] [Terminé]

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Dingo

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| Conte d'origine |: Mickeyville
| Loisirs |: Pêcher (pour me nourrir pas pour le plaisir), danser le disco avec THE tenue Disco, m'amuser, apprendre et découvrir de nouvelles choses (si possible des choses qui ne font pas peur), et SURTOUT bien s'occuper de mon fiston Maxou ainsi que : le conseiller, l'aider, l'assister, l'épauler, le dépanner, le seconder, le guider, le secourir, le soutenir, l'avertir, et tout pleins d'autres choses bénéfiques pour lui !
| Humeur |: Super Hyper Heureux d'avoir retrouvé son fils, va veiller sur lui maintenant tout le temps. Mais Dingo doit retrouver ses autres amis.
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MessageSujet: Deux Goofs à l'hôpital... C'était facile à prévoir ! [pv Maxou] [Terminé] Sam 30 Oct - 14:08

[suite du rp dans les restaurants : Retrouvailles plus ou moins catastrophiques ! ]

Dingo avait définitivement semé Elga, et ceci grâce à son fiston qui c'était débarrassé de cette chienne pot de colle. Max n'allait pas vraiment bien, ça se voyait et ça s'entendait aussi. Il rassura son fils en lui disant qu'il ne lui en voulait pas, qu'il était bien trop heureux de le revoir pour cela. Les blessures de Dingo lui faisaient atrocement mal, il le cachait comme il pouvait à son fils, et pour l'instant ça avait l'air d'avoir réussi. Le plus important n'était pas son état, mais bien entendu l'état de son Maxou adoré. Rien ne lui préoccupait plus que ça, son but : les urgences. Pour une fois, la chance ou bien peut être était ce le hasard total, les avaient mis non loin d'un hôpital. Il était à quelques mètres à peine ! Un dernier effort à faire et c'était bon ! Goofy prit délicatement son fils par le bras non cassé, et il lui montra l'hôpital pour montrer qu'il avait réussi sans le vouloir à atteindre un hôpital.

" DEGAGEZ LE PASSAGE ! FAITES PLACE ! Y'a un blessé ici ! "
cria Dingo en se dirigeant vers les urgences, en poussant les gens sur son chemin pour y parvenir plus vite

Ils arrivèrent tant bien que mal à l'hôpital, mais il y avait à l'accueil des tas de gens qui attendaient. Les Goofs n'étaient pas près de ce faire soigner ! Dingo décida d'y remédier le plus vite possible, il doubla toute la file d'attente sous les râles et les plaintes des gens ; qui la plupart n'avaient rien de grave comparés aux deux ex chiens anthropomorphes ; et s'adresse à la dame du guichet. Il lui hurla presque dessus, en se plaignant que cet hôpital ne savait vraiment pas traiter les urgences. Dingo souffrait le martyr, ses côtes lui causaient d'intenses douleurs, et pour couronner le tout une migraine et une envie de vomir commençaient à apparaitre. En fait, il avait tout simplement sous estimer ses blessures, parce qu'elles n'étaient pas si " légères " que ça ! Ce n'était pas la première que ça lui arrivait dans ce monde ci, et encore moins dans le sien ! Une fois après l'une des nombreuses et mémorables chutes, il avait passé le restant de la journée sans voir qu'il avait un bras cassé et une grosse coupure sur la jambe ! Il n'avait pas compris le regard sidéré des gens qui le regardaient étrangement, il avait crut que c'était parce que les gens regardaient sa nouvelle paire de chaussures et son t shirt à couleur rouge orange flamboyante...
Le plus maladroit des Goofs ne pouvait désormais plus rien cacher de son état de santé, et dans un dernier effort, juste avant de vomir et cracher du sang, il demanda à la dame de l'accueil, qu'un docteur et des infirmiers arrivent le plus vite possible pour son fiston. Il eut le temps de voir arriver les infirmiers, et juste après il eut un malaise et s'écroula sur le carrelage de l'hôpital, peut être qu'il fut rattraper par un infirmier, ou peut être pas...
Il espérait que son fils soit juste simplement vite soigné et guéri.

[HRPG : Désolé j'ai pas tellement eut d'inspiration ce coup ci, mais je pense me rattraper par la suite ^^ /HRPG]


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Max



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MessageSujet: Re: Deux Goofs à l'hôpital... C'était facile à prévoir ! [pv Maxou] [Terminé] Sam 30 Oct - 18:51

    Son père ne lui en voulait pas, de toute manière pouvait-il réellement être mauvais avec quelqu’un. Quoi qu’il en soit, Max était heureux d’avoir retrouvé son père, bien que les circonstances n’étaient pas très favorables. Dingo lui montra alors l’hôpital, Max essuya rapidement les quelques larmes qui avaient coulés sur son visage et eut un léger sourire. Il était temps d’aller trouver quelques médecins pour se soigner. Son père le tira doucement par son bras valide. Max se laissa faire. Il était légèrement nauséeux, et la fièvre devait poindre. En tout cas, ca ne l’empêcher pas de mettre un pied devant l’autre. Il garda son bras contre lui, se refusant tout regard. Son père en faisant encore de trop… La salle des urgences était pleine. Après tout, ils étaient dans une grande ville, fallait s’en douter…

    Max posa une main sur le bras de son père, quand celui-ci se mit à hurler sur la dame de l’accueil. Il lui demanda de se calmer, et lui dit que ce n’était pas grave qu’il attendrait, mais peine perdue, son père ne l’écoutait pas. Max remarqua alors le teint pâle de son père, il fronça les sourcils perplexe et lui demanda une nouvelle fois de se calmer, mais avec plus d’insistance. Puis quand Max vit son père se plier pour vomir du sang sur le sol, son cœur rata un bon. Il avait encore fait l’hypocrite. Dingo allait encore moins bien que lui. Il sentit alors que les jambes de son père allait lâcher, et il essaya de le retenir, se souciant plus du tout de son bras malade. Il ne put le retenir réellement, mais accompagna sa chute pour ne pas qu’il se fasse plus de mal.

    « PAPA ! DÉPÊCHEZ VOUS ! FAITES QUELQUE CHOSE ! VOUS VOYEZ QUE CA NE VA PAS !?! »

    Il se mit à hurler, gardant son père sur ses genoux, sentant la panique monter en lui. Des infirmiers se précipitèrent vers eux, le garçon continua alors d’appeler son père pour qu’il se réveille. Il se sentit alors attrapé par les épaules, il opposa une certaine résistance alors qu’on le séparait de son père. Il donna plusieurs coups pour se dégager alors qu’il vit qu’on porta son père sur un brancard. Il n’allait pas le perdre de vu. Pas maintenant. Il tenta de se dégager une nouvelle fois, et faillit réussir, quand il sentit une aiguille se planter dans son bras. Il ne fallut pas plus de quelques secondes pour qu’il sente son corps doucement s’affaisser, et un voile noir brouiller sa vue.

    Quelques heures plus tard…

    Il ne savait plus trop où il était. Il faisait noir, mais rapidement il tomba sur une porte. Max s’avança doucement et posa sa main sur la poignée. Allait-il l’ouvrir ? La curiosité est un vilain défaut. Mais… il n’y avait rien d’autre mis à part… cette porte. Est-ce mal ?

    Doucement, il fit pivoter la poignée et poussa doucement la porte. C’est alors qu’il se retrouva sur la chaussée… devant sa maison. Il faisait un temps radieux. Était-il rentré chez lui ? Dans un large sourire, il s’élança jusqu’au palier, et entra en trombe jusqu’au salon… Rien… Il n’y avait plus rien… Plus de meubles… Rien… Soudain la lumière s'obscurci et doucement les ténèbres entrèrent dans la maison. Max appela alors son père plusieurs fois… en vain… Rien… Il était seul… seul…


    Il ouvrit les yeux. La première chose qu’il vit était le plafond incroyablement blanc de sa chambre d’hôpital. Il cligna plusieurs fois des yeux, avant de vouloir se redresser. Il sentit alors quelque chose de dur sur son bras. Il regarda et vit qu’on lui avait posé un plâtre… Tout lui revint dans un flash. Les retrouvailles avec son père, l’arrivée aux urgences, son père qui avait craché du sang et était tombé dans les vapes. Il se redressa d’un seul coup, arracha d’un geste brusque sa perfusion, et se dressa sur ses jambes… Il réussit à faire un pas, avant que sa tête ne tourne et que ses jambes le lâchent. Il tomba à genoux sur le lino… Ce n’est pas ce qui pouvait l’arrêter pourtant. Il se secoua la tête tout en se frottant le front, et prit appuie sur la poignée qui menait aux sanitaires. Il se releva difficilement sur ses deux jambes et avança jusqu’à la porte en se stabilisant avec le mur. Il allait ouvrir la porte quand, de l’autre côté, une personne s’était décidé d’entrer. Ils tombèrent nez à nez. La personne qui se trouva face à lui soupira longuement avant de dire :

    « Je leur avais bien dit de mettre une plus forte dose de sédatif. Jeune homme, je vous prierais de faire demi-tour pour retourner dans votre lit. »

    Max le détailla, en fronçant les sourcils, un léger rictus se dessinant sur le coin des lèvres dans une mine de dégoût et d’incompréhension avant de lui lancer :

    « Où est mon père ? Je veux le voir ! Maintenant ! »

    Le médecin soupira de nouveau et lui répéta :

    « Allez vous asse…
    - Hors de question ! Je veux des réponses et je veux qu’on me conduise à mon père ! Je n’ai qu’un bras cassé, ne me dites pas que…
    - Non ! Vous êtes encore sous l’effet du sédatif, vous risquez de faire une mauvaise chute et d’aggraver votre cas. Ai-je raison quand je vous dis que vous avez la tête qui tourne et que vos jambes ne sont pas d’un bon soutien en ce moment... ? »


    Max grimaça en reconnaissant qu’il avait raison. Après tout, c’était lui le médic ! Après un petit silence, il reprit :

    « Je veux voir mon père. »

    Le médecin leva les yeux au ciel devant l’acharnement du garçon, il réfléchit un instant et finit par répondre :

    « Allez vous asseoir sur votre lit. »
    Max ouvrit la bouche, il leva une main pour l’arrêter. « Non, non ! Laissez moi terminer. Allez vous asseoir sur votre lit, je vais chercher une chaise roulante et je vais vous accompagner, pour éviter que vous ne fassiez une bêtise. »

    Max fit enfin demi-tour. Le médecin allait lui proposer un soutien, mais le garçon le dénigra pour aller s’asseoir sur le bord du lit, mais prêt à mettre les voiles dès que l’homme reviendrait. Le médecin lui dit une dernière fois de ne pas bouger le temps qu’il aille chercher de quoi lui éviter une chute. Max le regarda passer la porte, puis son regard se porta sur ses affaires qui étaient posés sur le fauteuil près de son lit. Il remarqua seulement à ce moment, qu’il était en chemise de l’hôpital.

    Il ne fallut pas longtemps à l’homme pour revenir avec une chaise. Il invita Max à s’y asseoir. Bien qu’il préfèrerait y aller à l’aide de ses jambes, il avait réussi à trouver un compromis avec le médecin… Il n’allait pas faire encore plus sa tête brûlée. Il se laissa pousser dans les couloirs, c’est alors que le médecin lui dit :

    « Il est en observation. Il a quelques côtes cassées, et il a eu un poumon perforé. Sa vie n’est pas en danger actuellement. Ca aurait pu être pire, mais il risque d’avoir mal pendant un moment. Il ne pourra pas faire d’efforts physiques pendant un moment. »

    Le garçon l’écouta en silence, son regard se perdant sur les dalles qui défilaient sous ses pieds. Le médecin pivota la chaise et le fit entrer dans une salle pleine de machine. Max leva un regard vers le lit et vit son père allongé. Le bruit régulier du respirateur lui fit froid dans le dos. Il s’agrippa à l’accoudoir de sa chaise alors que l’homme l’approchait du lit. Max resta un instant à regarder son père, puis posa sa main valide sur une des siennes et grimaça. Il ne remarqua pas que le médecin était sorti. Quelques larmes naquirent au coin de ses yeux et se perdirent dans le tissu du drap. Il dit alors doucement, ne sachant même pas si son père allait l’entendre :

    « Je suis désolé papa. Je n’ai pas vu que tu n’allais pas bien. J’ai besoin de toi. Bien que je dois paraitre ingrat des fois… On s’en sortira, tous les deux… Comme à chaque fois de toute façon. Alors ne me laisse pas tomber, je t’en prie… »

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MessageSujet: Re: Deux Goofs à l'hôpital... C'était facile à prévoir ! [pv Maxou] [Terminé] Dim 28 Nov - 12:46

Dingo n'était plus actuellement dans son état normal, des songes parfois merveilleux et des rêves souvent affreux assaillaient son cerveau. Son état comateux ne présentait pour l'instant rien de bon, quand à la suite de sa survie. Goofy qui était pourtant habitué aux douleurs et aux accidents les plus diverses, n'avait pourtant jamais ; avant l'arrivée dans ce monde terrible ; été dans un état aussi grave. Des tonnes de choses lui avaient explosé a la tête, écraser, mais il avait toujours survécu et c'était remit en forme très vite. N'étant plus ce que nous appelleront un " toon ", il n'avait plus cette immunité face à la mort. Dingo avait vraiment sous estimé ses blessures, mais comment pourrait il faire plus attention à ce qu'il faisait ? Sa maladresse reviendrait à grand pas, à peine guéri ! Il fallait vraiment trouver une solution pour sa maudite maladresse, un médecin, un psy, ou bien même carrément un exorciste ? Il y avait également la solution de l'enfermement total pur et simple du Goof, mais ce n'était pas une bonne idée. Dingo se trouvait actuellement dans un rêve féérique et merveilleux, où il pouvait à loisir boire plein de chocolat chaud, danser du disco, ne pas tomber dans une flaque d'eau et faire plein de trucs rigolos. Les arbres étaient des barbes à papa, la rivière un torrent de chocolat, l'herbe un doux matelas, et le ciel éclatant et l'air pur, le remplissait de joie. Tous les soucis étaient partis, et il avait retrouvé son apparence de chien abruti, plus aucun malheur et plus de soucis, c'était la belle vie.




ATTENTION A PARTIR DE CE MOMENT LA, MON RP DEVIENT SOMBRE, DUR ET VIOLENT, SI VOUS AVEZ UNE AME SENSIBLE, NE LISEZ PAS LA SUITE. NE PRENEZ PAS CET AVERTISSEMENT A LA LEGERE, C'EST IMPORTANT. CE POST RP SERA LE SEUL Où IL AURA DE LA VIOLENCE, DONC JE NE PEUX PAS DEPLACER TOUT CE TOPIC DANS LA PARTIE INTERDIT AUX AMES SENSIBLES, JE FAIS UN GRAND MESSAGE POUR PREVENIR. SI VOUS LISEZ ET QUE VOUS AVEZ DES PROBLEMES APRES, CELA NE SERA PAS DE MA FAUTE, PUISQUE J'AI PREVENU.




Mais sa rêverie se transforma en un monde glauque, sombre et horrible, un endroit où toutes les atrocités les plus terrifiantes étaient possibles. Il marchait sur une rivière de cadavres sans têtes, il reconnaissait ces corps, puisque c'étaient ceux de ses proches. Dingo avait beau courir le plus loin possible de cette monstruosité, il revenait inlassablement au même point. Le Goof ne pouvait même pas fermer les yeux dans son rêve, où se les cacher, des pinces métalliques rouillées lui maintenaient les yeux grands ouverts. Il ne pouvait pas les enlever, puisque des fils barbelés très coupants lui serraient les mains attachés dans le dos. Il ne pouvait que marcher perpétuellement et indéfiniment, on lui avait même privé de sa voix, aucun appel à l'aide n'était envisageable. Les têtes mutilées, sanguinolentes et figées dans un état d'intense douleur, de ses amis et connaissances se dressaient au bout d'une pique et semblaient lui dire " Pourquoi Dingo n'as tu rien fais pour nous aider ? «. Le corps de son fils pendait attaché à la branche d'un arbre mort, les boyaux sortaient du ventre et la mare du sang de son fils nourrissait cet arbre lugubre. Ce cauchemar cruel qu'il faisait actuellement, avait des répercussions en vrai, dans son lit d'hôpital, il eut des convulsions. Dingo se tordait dans tout les sens de douleur et il criait dans son état comatique. Puis la douleur s'estompa progressivement, il ne le savait pas mais des infirmières lui avaient injectés de la morphine et avaient fait en sorte de le calmer. Dans son rêve, il était à nouveau paisible mais il était dans un endroit neutre, ni tout blanc ni tout noir. Une forte lumière vive était présente derrière une grande porte, de l'autre côté, il y avait une porte avec des bruits de la vie de tout les jours, mais surtout de la nouvelle vie de Dingo dans le monde réel. Goofy n'avait pour l'instant pas décidé quelle porte, il allait franchir. Ce qu'il ferait par la suite aller décider de son futur sort dans le monde réel...


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MessageSujet: Re: Deux Goofs à l'hôpital... C'était facile à prévoir ! [pv Maxou] [Terminé] Lun 29 Nov - 17:22

    Il était entre le bruit inlassable du respirateur et du moniteur de fréquence cardiaque. Il avait le regard fixé sur le visage de son père. Il était un peu ailleurs, ne voyant pas grand-chose à travers son regard embuée. Des larmes n’arrivant pas à s’échapper… Il tenait toujours sa main dans la sienne. Elle était si froide. Il était fixe, ne bougeait pas. Combien de temps s’était-il passé ? Il ne sait pas… Il s’en fichait. Il était là où il devait être. Pas ailleurs. Non… Certainement pas… Et certainement pas dans sa chambre, et dans ce lit qu’on lui avait attribué. Le bruit de la porte lui fit lever les yeux, un clignement de ses paupières vint à faire tomber une de ses larmes trop longtemps accroché à un de ses cils, alors qu'elle vint à mourir dans le tissu de sa chemise de nuit.

    Une jeune femme était entrée. Max l’observa. Elle nota quelque chose sur un calepin, fit quelques relevés sur le moniteur, changea une perfusion. Elle se tourna enfin vers le garçon qui la fixait du regard.

    « Vous n’avez pas froid ? Vous devriez vous couvrir. Les chemises d’hôpital ne sont pas ce qui est le mieux pour garder au chaud. »

    Il baissa les yeux et ne répondit pas. Qu’il soit frigorifié ou non. Pas de signe amical… Rien… Bien que la jeune femme voulait simplement être compatissant ou alors entamer une simple conversation. Rien de bien méchant. Mais le garçon n’avait pas envie de parler. Qu’avait-il envie d’ailleurs ? Rien. Juste une chose : que son père sorte de sa léthargie et qu’il puisse enfin se dire qu’il était sauf. L’infirmière ne dit mots. Elle se détacha alors des perfusions pour aller vers une armoire et en sorti une couverture. Elle la déposa sur les épaules du garçon, qui ne bougea pas. Toujours à moitié dans cette douce léthargie. La jeune femme, tout en ramassant d’autres affaires, lui dit :

    « J’ai perdu mon père dans un accident de voiture, je sais…
    - Il ne mourra pas.
    »

    Ses mots étaient sortis violemment. Ils avaient été bien plus haineux que ce qu’il aurait voulu. Il avait tourné sa tête vers elle, son regard renvoyant une multitude d’émotions plus violentes les unes que les autres. L’infirmière fut alors troublée.

    « Je voulais juste vous dire que je sais ce que vous traversez et qu…
    - Je me fiche éperdument de votre compassion.
    - Je comprends.
    »

    Il ne sait ce qu’il lui arriva sur le coup, mais le monde se mit à tourner, et il eut un léger moment d’absence. Il piqua légèrement du nez avant de se reprendre.

    « Ca va ? demanda la jeune femme.
    - Oui. Répondit sèchement Max. C’est pas grave.
    - Depuis quand n’avez-vous pas dormi ou mangé ?
    »

    Bonne question. Il ne savait pas. A cette question, il sentit que son corps était las et il perçut en bougeant sa main qu’il manquait cruellement de force. Il était épuisé. Il ne préféra pas répondre à la question. Il tourna la tête, fixant de nouveau le lit où était allongé son père.

    « Je vais vous chercher un plateau repas. »

    Bon vent… Elle arrêterait de lui parler comme ca. Max soupira longuement et ferma les yeux un instant. Est-ce qu’il s’est assoupi ? Le temps lui avait semblé bien rapide, alors que la jeune femme passait de nouveau le pas de la porte, un plateau dans les mains. Il était exténué et il l’excluait de son ressenti actuel. Ce n’était pas le plus important. Elle le posa sur une table et s’avança vers Max. le garçon comprit ce qu’elle voulut faire et avant qu’elle ne puisse bouger son fauteuil, il bloqua les roues dans un geste sec.

    « Ne pensez même pas me faire bouger de là où je suis. »

    Il sentit alors de l’énervement chez la jeune femme. Elle lui dit alors un peu moins chaleureuse :

    « Vous allez faire à peine un mètre, vous n’êtes pas loin de lui et vous laissez mourir de faim n’arrangera pas les choses... Rho et pourquoi je m’embête… Arrêtez de faire votre enfant capricieux, et mangez quelque chose. »

    Elle poussa sa main valide qui émit une brève résistance, débloqua le frein et le poussa jusqu’à la table. Max regarda son plateau sans pour autant y toucher. Du coin des yeux, il vit que la jeune femme était là, attendant qu’il fasse quelque chose. Le garçon avait les lèvres pincés, et le regard noir. Si elle pensait qu'elle allait lui faire la lois, elle était loin de le connaitre.

    « Bien. Dit-elle. C’est bien simple. Si vous ne mangez pas ne serait-ce que votre pain, je serais obligée de l’informer au médecin, qui risque d’utiliser des méthodes moins douce que les miennes… Cloué au lit, nourrit par intraveineuse et surtout... loin de votre père. C’est ce que vous voulez ? »

    Max leva un regard vers elle. Elle avait totalement raison, mais il n’aimait pas se retrouver en état de faiblesse et surtout pas dans ce cas-là. Au fond de lui ? Il était en train de la haïr… Pourquoi ne pouvait-elle pas le laisser en paix ? Il n’avait rien demandé. Il avança alors son assiette d’un geste brusque et attrapa sa fourchette. Il la planta d’un geste rageur dans une des pommes de terre, avant de la porter sans grande conviction jusqu’à sa bouche. Il répéta deux à trois fois le mouvement avant de poser ses couverts. Il leva un regard noir vers la jeune femme, qui ne dit rien, et qui allait tourner les talons pour s’en aller.

    Le moniteur sembla s’affoler alors que des hurlements se firent entendre. Dans un geste de panique, Max se leva et fit volte-face. Son père était en train de convulser. Il oublia chaise et plateau et se jeta à son chevet en hurlant :

    « FAITES QUELQUE CHOSE ! PAPA ! MAIS QU’EST-CE QU’IL SE PASSE ? »

    La jeune femme vint à appuyer sur un bouton et attrapa une seringue puis injecta un liquide dans la perfusion de son père. Max était totalement paniqué, et surtout complètement désemparé. Il avait posé ses mains sur les épaules de son père, espérant au fond de lui que cela arrêterait l'enfer actuel, bien que ce fut un geste totalement inutile. C’est alors que plusieurs personnes entrèrent dans la pièce. Le médecin donna alors une consigne à l’infirmière, celle d’éloigner Max un instant. Le garçon entendant cela, ne voulut pas se laisser faire. Mais il était si faible qu’essayer de faire autre chose que se débattre vainement n’était pas envisageable. D’ailleurs, il tomba à genoux, épuisé. Elle l’avait attrapé par les épaules et le releva doucement pour le faire sortir de la pièce.

    « LAISSEZ-MOI ! PAPA ! IL A BESOIN DE MOI ! JE NE VEUX PAS SORTIR ! »

    Des larmes à n’en plus finir coulaient le long de ses joues, et il essaya de rebrousser plusieurs fois chemin en vain. Arrivé près de la porte, il donna un coup dedans, et réussit à se propulser vers l’intérieur. Le médecin l’attrapa par les épaules et le fixa droit dans les yeux. Max continuait à pleurer à chaudes larmes, il ne se rappelait plus avoir pleuré autant. Il dit alors d’une voix suppliante :

    « Pitié. Je vous en supplie... Ne me renvoyez pas dans ma chambre. S’il vous plait… Je ne veux plus le quitter…
    - Alors calmez-vous. Ca ne sert à rien de vous mettre dans cet état. Nous faisons notre travail, laissez nous vous occuper de votre père jeune homme.
    »

    Max acquiesça de manière silencieuse.

    « Mais je veux rester ici… S’il vous plait… »

    Le médecin leva un regard vers l’infirmière qui regardait la scène. IL lui dit alors.

    « Asseyez-le sur ce fauteuil, pendant que nous faisons les soins. Qu’il reste ici. Je ne veux pas qu’il vienne interférer pendant le diagnostic. »

    La jeune femme s’avança et prit le garçon par les épaules avant de le faire asseoir sur le fauteuil au fond de la pièce. Elle lui rapporta la couverture qu’elle lui posa sur ses genoux. Elle lui dit alors doucement :

    « Fermez les yeux. Reposez-vous un instant. Ne dites rien. Le diagnostic peut durer assez longtemps, il vous faut des forces. Je ne pense pas que votre père soit heureux de vous voir dans cet état-là à son réveil… »

    Max ne savait plus quoi faire. Dormir ou pas ? Bien qu’il était exténué. Elle avait encore une fois raison. Il ferma un instant les yeux… Un instant ? Quand il les ouvrit de nouveau, il n’y avait plus que l’infirmière qui était près du matériel médical. Max se redressa d’un seul coup. Elle tourna sa tête vers lui. Rapidement et avant qu’elle ne puisse faire quoi que ce soit, Max se leva et se dirigea vers le lit de son père, comme pour vérifier qu’il était bien là et en vie. Il vint se poser sur le bord du lit et attrapa sa main. Il leva un regard vers la jeune femme qui eut un faible sourire à son égard. Elle lui dit qu’elle allait lui chercher de l’eau et sortit de la pièce. Max serra la main de son père dans la sienne et lui dit :

    « Je sais… Je ne sais pas… ce que je deviendrai si… Je sais que cette vie n’aurait plus de sens ici, si je n’avais plus cet espoir de te croiser au coin de la route ou encore de pouvoir rattraper tes bêtises sans cesse. Je n’ai jamais été confronté à ca, mais je sais… J’ai besoin de toi, papa. Alors ne me laisses pas tomber. Je suis totalement perdu sans toi. S’il te plait, ne me laisse pas. Peut-être ne suis-je pas le fils modèle… Peut-être que je t’en fais toujours voir de toute les couleurs… Mes manques de respects, mes bêtises… Mes blagues stupides… Toutes ces choses méchantes que je peux te sortir des fois. Le pire, c’est que tu es toujours là. Tu te mets rarement en colère, tu m’as toujours poussé vers le haut. Aujourd’hui, c’est à mon tour de te pousser. Je t’aime papa. Plus peut être que ce que j’ai pu te montrer toutes ces années. Ne me laisses pas tomber aujourd'hui. »

    Une larme vint à tomber sur sa main, alors qu’il laissa tomber son front contre l’épaule de son père, pleurant en silence.

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MessageSujet: Re: Deux Goofs à l'hôpital... C'était facile à prévoir ! [pv Maxou] [Terminé] Sam 1 Jan - 14:56

Dingo ne le savait pas mais deux semaines étaient déjà passées depuis son accident et il ne c'était toujours pas réveiller. Il savait qu'elle porte il allait choisir, celle avec les bruits du monde extérieur évidemment. Il pouvait être naïf mais pas bête au point de comprendre que la porte avec de la lumière, c'était la route du paradis ! Comment pourrait-il mourir maintenant ? C'était impensable ! Son heure n'était pas venue du tout. Pour rien au monde, il ne laissera son fiston tout seul dans ce vaste monde cruel. Il venait de le retrouver, il ne pouvait pas déjà le perdre ! Et puis chez les Goofs, même ceux qui se broutent par terre toutes les secondes, on vit longtemps et vieux. N'aller pas croire qu'en vieillissant les Goofs " maudits " deviennent plus adroits et attentifs, non pas du tout, ils sont tout simplement plus habitué à la douleur et à se prendre toutes sortes de malheurs en pleine face. Dingo attendait quelque chose ou quelqu'un dans cette pièce banale, il savait maintenant qu'une ou plusieurs personnes viendraient discuter avec lui là, bientôt. Goofy avait bien essayé de passer la porte du monde réel, mais en vain, elle était restée fermée. Il avait même tenté de la défoncer à coups de pieds et de tête, comme un gros bourrin ! Et son subconscient avait fait apparaitre une étiquette dorée sur le mur neutre " Patiente, tu vas avoir de la visite ! " , et donc il attendit les visites. La première personne à venir, qui avait l'air réelle, mais qui ne l'était pourtant pas, fut le père de Dingo. C'était un vieux chien anthropomorphe de 80 ans avec une canne mais qui avait quand même encore plein d'énergie en lui, ça se voyait dans ses yeux. Contrairement à Dingo, il n'était pas atteint par la maladresse malédiction, puisque ça sautait une génération à chaque fois. Max devrait donc élever au moins un gosse aussi maladroit que son père. Daniel Goof ; c'était le nom du père de Dingo ; venait rappeler quelque chose de très important à son fils...

" -Alors fils, la malédiction familiale est toujours en toi à ce que je vois ? Bah au moins t'a retrouvé mon petit fils et c'est déjà ça ! Mais je suis venu te parler d'une chose très importante, ça te concerne toi, ton fils mais aussi une troisième personne très proche de vous deux. Normalement je ne suis pas au courant de ça, mais là je suis une création de ton subconscient, alors bon, faut faire avec ! Il faut que tu parle de Clarabelle à Max, c'est un grand garçon maintenant et il doit savoir que c'est sa mère ! Elle a peut être abandonnée Max, mais ce n'est pas une raison pour cacher la vérité a ton fils. " déclara Daniel Goof

"- Mais père, je ne peut pas lui dire tout de suite ! Je viens à peine de le revoir, et en plus ce n’est pas le moment, surtout dans un monde aussi sombre que celui ci ! Je le lui dirais quand on retournera à Mickeyville. C'est vraiment pas l'endroit ni le moment. Il le saura en temps voulu. " répondit Dingo

"-Prends garde fils, il pourrait le découvrir tout seul, et il serait encore plus en colère si ça arrive. Mais si tu sais ce que tu fais fiston, je te fais confiance. " répliqua Daniel en disparaissant comme un songe

Dans son lit d'hôpital, Dingo se mit à dire des mots dans son état comateux : " - Clarabelle... Maxou.... " et puis le silence revint de nouveau. Après le père Goof, ce fut le tour de sa mère qui vint lui dire de ne pas trop pouponner Max, qu'il fallait le lâcher un peu, pour qu'il s'épanouisse de lui même ; Maria Goof essaya de rassurer son fils, et lui dit qu'il verrait toujours son fils même quand il serait parti du nid familial. Il ne fallait pas qu'il reproduise le même débordement d'amour et de tendresse que lui avait prodigué son père, parce que même si Dingo avait apprécié ça, Max était une autre génération, et ce n'était absolument pas la même chose. Dingo répliqua qu'il ne voulait que le bien de son fils, que sans lui il serait triste, mais qu'il y réfléchirait, même si il n'était pas encore prêt. On ne change pas les habitudes aussi vite ! Dans la chambre d'hôpital, Dingo reprenait vie doucement mais surement. Il avait en effet, enfin franchi la porte du monde réel. Il ouvrait les yeux petit à petits, il n'était pas encore en grande forme, mais au moins il était à présent réveiller. Il tourna la tête légèrement, et vit Max. La première chose qu'il articula très faiblement et du mieux qu'il pouvait fut :

"- Coucou Maxi... ça va ? J'aurais aimé te prendre dans mes bras, mais je n'ai pas encore assez de force... Je suis content de te revoir. "
dit-il avec une expression faible, mais heureuse quand même. On pouvait vraiment voir qu'il était heureux, malgré son état de fatigue.


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MessageSujet: Re: Deux Goofs à l'hôpital... C'était facile à prévoir ! [pv Maxou] [Terminé] Dim 2 Jan - 20:07

Maximilian avait fini par s’endormir. Il était épuisé, mais il ne voulait laisser son père seul. Il avait peur… Il avait peur de se réveiller et de constater que ce qu’il avait vécu n’était qu’un rêve ou pire encore… Trouver un lit d’hôpital vide… Oui… Il l’avait même rêvé plusieurs fois. Se réveillant en sursaut de ce fauteuil alors qu’il venait à constater que son père était toujours face à lui. Il mangeait, simplement parce qu’on l’obligeait. Il avait même finit par discuter avec cette infirmière. En temps normal, il l’aurait trouvé plutôt jolie. Il aurait surement joué sur la carte de la drague, mais aujourd’hui, tout était différent. Le garçon s’occupait peu de lui. Son esprit totalement tourné sur la détresse de son père. Il avait constaté qu’il avait bien passé son cap de l’enfance, en sentant sous ses doigts cette barbe naissante recouvrant son menton et sa joue.

Combien de jours étaient passés ? Il ne comptait plus… Mais cela lui semblait une éternité… Des mois… Des années… Et il attendait. Fidèle à son poste. Revenant près du lit de son père, serrant sa main dans la sienne pour preuve de soutien et de présence.

L’infirmière était entrée en silence. Pas besoin de bonjour ou de salutation. Ces conditions n’en nécessitaient pas. Max leva un regard vers elle. Elle lui répondit par un sourire. Max baissa de nouveau les yeux. Elle lui dit tout en se tournant vers un plateau :

INFIRMIERE« Vous devriez vous rafraichir. Je reste ici. »

Max leva les yeux vers elle. Il resta un moment à la regarder, avant de finir par se lever et lâcher la main de son père. Il pouvait avoir confiance en elle… Après tant de temps… Et après tout ce qu’elle avait fait. Mais il sentait qu’il ne lui rendait pas toute la gratitude qu’il devait. Il faut dire qu’à l’instant présent, il en était totalement incapable. Son esprit embrumé, totalement tourné vers l’état de santé de son père. Bien qu’il savait… que Dingo n’aimerait pas le voir dans cet état. Avant qu’il ne sorte, elle lui donna une clef, et lui indiqua qu’il pouvait utiliser les douches pour le personnel, qui se trouvait à l’étage inférieur. Elle ne devrait pas faire autant, mais elle le faisait. Il eut un faible sourire à son égard. C’est tout ce qu’il pouvait faire pour l’instant.

Presque deux semaines ! Il aurait pu déjà être remis sur pied. Il gardait encore son plâtre à son bras, mais il avait déjà laissé sa chemise d’hôpital pour ses vêtements quotidiens. C’était peut-être le seul moment où il avait quitté l’hôpital. Juste pour se chercher quelques affaires de rechange. Et ce fut l’infirmière qui l’a poussa à faire cela. Sinon il serait surement resté avec les mêmes affaires durant tout ce temps.

Il se passa sous la douche et quand il vit son visage dans un miroir, il peinait à se reconnaitre. Bien qu’il ne ressemblait plus à ce qu’il était avant… Là, il était réellement dans un triste état. Ses cheveux en bataille comme à son habitude… Cette fine couche de barbe recouvrant son visage… Ses joues émaciées par la fatigue et le fait qu’il mangeait peu. Mais le plus frappant fut son regard. Un regard terni par ses jours d’attente… Un regard fatigué… Un regard qui avait perdu de son pétillant d’autrefois.

MAX « Tu voulais devenir adulte plus rapidement pour qu’il te foute la paix. Tu y es mon pauvre… et ce, pour celui que tu voulais faire disparaitre de ta vie… Ironique et pathétique… »

Oui, il ne voyait plus l’enfant à l’instant, mais un adulte. Et cette image l'insupportait. De sa main valide, il donna un coup de poing dans ce reflet. Le miroir se brisa. Doucement, il ouvrit son poing et regarda ses phalanges dont le sang venait à couler. Il n’avait pas mal ou du moins, il ne voulait le ressentir. Le liquide rouge vint à tomber goûte par goûte sur le marbre blanc du lavabo. Il observa un instant ce spectacle simple mais qui pouvait l’absorber à sa manière. Il finit par fermer les yeux, se redressa et ouvrit le robinet pour voir le liquide rosir une fraction de seconde pour disparaitre dans le fond. Il passa sa main sous l’eau pour nettoyer rapidement la plaie et comme si c’était fait exprès, cela n’arrêta pas le saignement, mais l’augmentait. Il s’en fichait un peu à vrai dire. Il se rhabilla et enroula sa main rapidement dans un mouchoir avant de sortir de la douche.

Il entra dans la pièce et dit à l’infirmière qui se trouvait là, tout en lui rendant ses clefs :

MAX « Désolé… J’ai… cassé un miroir. Je ne vous veux pas d’ennuie. S’il faut je rembourserai… »

Il ne dit rien de plus, trop confus, il alla se rasseoir à sa place. L’infirmière attrapa alors sa main enroulée succinctement dans ce mouchoir et dont la couleur rougeâtre de la plaie se faisait déjà voir. Elle ne dit rien mais soupira avant de quitter l’endroit pour aller chercher de quoi soigner cette plaie. Max entendit alors son père murmurer deux mots. Il tourna des yeux ronds vers lui. Il se leva et remarqua qu’il avait simplement parlé dans son sommeil. Quand l’infirmière revint, il hurla presque dans ses oreilles :

MAX « Il… Il a parlé ! Il a dit mon nom et… celui de quelqu’un d’autre… »

L’infirmière posa ce qu’elle avait dans les mains sur la tablette et s’approcha de Dingo. Elle finit par appuyer sur une sonnette et un médecin arriva. Il ausculta l’homme alors que l’infirmière venait à soigner la main du garçon… Enfin ce ne fut pas une chose facile, vu que le jeune homme avait une fâcheuse tendance à bouger pour jeter un œil à ce que faisait le médecin. Celui-ci se tourna vers Max et lui annonça qu’il revenait doucement à lui et qu’il allait bientôt reprendre conscience. Par contre, il fallait le ménager.

Premier sourire depuis si longtemps. Le garçon retourna comme un fou au chevet de son père et là, il était bel et bien décidé à ne pas bouger de là. Il avait les yeux fixés sur son père… combien de temps ? Quelques heures peut-être… plus surement… Il crut voir plusieurs fois les yeux de son père s’ouvrir mais c’était pour se refermer. Il devait surement se reposer un peu. Il ne devait pas brusquer les choses. Puis ses yeux se posèrent enfin sur lui. Quand il commença à parler, la bouche du garçon esquissa un large sourire alors que ses yeux se remplirent de larmes de joie. Sur le coup, il ne sut quoi dire, il finit par attraper sa main et dit d’une voix emplie d’émotion :

MAX « Ca va… Tu sais pas à quel point je peux être heureux aussi. »

Il devait éviter de pleurer à chaudes larmes. Il avait passé les pires semaines de sa vie là. Et ce n’était surement rien à ce que son père avait subi. Il savait comment il était… Il allait s’inquiéter et il risquait de faire des efforts et c’était mauvais pour lui. Ses lèvres se pincèrent, il ferma les yeux pour réprimer tous ces sentiments qui l’assaillaient. Mais c’était peut-être trop pour lui. Il craqua alors que les larmes coulèrent le long de ses joues et qu’il dit :

MAX « Je pensais t’avoir perdu pour toujours. Je te voyais tous les jours dans ce lit… J’ai cru que j’allais me retrouver seul et… je ne sais pas ce que j’aurai fait. Mais… ce n’est pas le moment… Il faut que tu te reposes… C’est ce que le médecin a dit. Je me suis occupé de tout, les papiers de l’hôpital… Il ne faut pas que tu t’inquiètes. Reposes toi. Je m’occupe de tout. Tu as faim ? Tu as besoin… »

Il se stoppa. Il avait l’impression d’un seul coup que les rôles venaient de s’inverser. Il eut un léger sourire amusé et ajouta :

MAX « Je vais me taire à présent. Voilà que je me mets à parler comme toi. Même si j’ai des tas de choses à te dire, je pense qu’on aura tout le temps qu’il faut maintenant… »

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MessageSujet: Re: Deux Goofs à l'hôpital... C'était facile à prévoir ! [pv Maxou] [Terminé] Lun 24 Jan - 0:53

Dingo fut soulagé d'entendre son fils et de le voir. Il avait l'air plus en forme que lorsqu'ils étaient arrivés à l'hôpital, et c'était tant mieux ! Goofy avait perdu totalement le sens des jours et des heures, il n'avait absolument aucune idée du temps qu'il était resté dans le coma. Le Goof qui avait pourtant l'habitude des centres hospitaliers ; avec sa carte gold d'abonnement pour accéder gratuitement a tous les hôpitaux de Mickeyville et même ceux de Donaldville ; n'éprouvait pourtant pas la même chose dans ceux de ce monde là. La douleur était plus intense, plus cruelle et difficile, si dans son monde, il se remettait vite des accidents ; ici ça ne serait sûrement pas le cas. Peut être qu'il guérirait légèrement plus vite que les autres humains, dû a son ancien statut de toon, mais vraiment très légèrement alors et ce n'était même pas certain, il se faisait tout simplement sans doute des faux espoirs. Même si ce qu'il avait traversé était dur, il ne pouvait pas flancher devant son fiston adoré ! Avec de la motivation et du courage, il serait sûr d'aller vite mieux, pour prendre soin de Maxou. La déprime et l'envie de suicide, c'était bel et bien terminé, il avait tiré un trait dessus, maintenant place à la joie et la bonne humeur ! Il savait déjà ce qu'il allait faire une fois remit sur pieds, une bonne soirée disco en boite de nuit spécialisée dans ce domaine là, et il serait en forme et joyeux pendant un bon bout de temps. Le chien anthropomorphe maladroit n'avait pas perdu espoir de retrouver ses autres amis, si il avait retrouvé Max, il était retrouverait les autres, il en était certain ! Le hasard l'avait mit sur la " route " de son fils, alors pourquoi pas pareil pour les autres hein ? Dingo écouta tout ce que dit son fils et sourit quand il l'entendit dire qu'il commençait a parler comme lui, malgré ce qu'avait dit Maria Goof pendant le coma de Dingo, ce dernier était persuadé que la grande affection paternelle se transmettait de père en fils, et n'était pas prêt de s'arrêter un jour.

" - Moi aussi j'ai des tonnes de choses à te dire Maxou, mais ça peut attendre je pense. Merci pour tout, fiston." répondit il à son fils en étant tout ému de toute l'attention que lui portait son fils.

Il n'avait pas envie de retourner dans un hôpital de ce monde ci, il ferait plus attention où il mettrait les pieds, quand il serait dehors, parce que c'était selon lui l'endroit le pire pour qu'il lui arrive des choses dangereuses. Une autre et évidente raison s'ajoutait à celle ci : Elga la chienne qui lui collait aux basques ! Jamais auparavant, il n'avait vu de chienne, même anthropomorphe, aussi pénible et agaçante. A côté de ça, même les bavardages incessants de Clarabelle passaient pour une douce mélodie angélique et raffinée ! Dingo avait envie de dire au propriétaire de cette femelle en chaleur, que ce n'était pas bien de laisser trainer son toutou comme ça, qu'un minimum d'éducation s'imposait, en gros que c'était vilain et pas bien de faire ça, et rien de plus. Goofy n'étant pas une brute épaisse, il n'allait tout de même pas passer a tabac un pauvre homme, de toute façon, si il le faisait, son coup de poing ou pied ne toucherait personne, et se retournerait d'une façon ou d'une autre contre lui même ! Pour ne pas oublier de faire attention Dingo, c'était décidé là, instantanément, de se laisser pousser un peu la barbe et la moustache, histoire de marquer le coup. C'était une idée tout à fait idiote, mais une idée dingonesque après tout, normal donc ! Mais tout les projets qu'il comptait faire, ne pouvait malheureusement pas se faire maintenant, l'actualité immédiate était au repos total, ce qu'il fit donc pour éviter de se faire réprimander par l'infirmière et surtout par son fils.

[ HRPG : Voilà je pense qu'on peut clore le rp ici, ceci est donc mon post de fin. Tu peux faire un post rp de fin, ou bien on termine sur le mien, comme tu veux ^^ . /HRPG]


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Deux Goofs à l'hôpital... C'était facile à prévoir ! [pv Maxou] [Terminé]

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