Un Roi est né sur la Terre des Lions. Fier mais pas hautain. Farceur mais pas moqueur pour autant. Lui, c’est Simba. Nous étions sûrement voués à nous rencontrer. Le destin voulait que nos chemins se croisent et c’est ce qui s’est passé. C’est une histoire longue, parfois inintéressante mais c’est ma vie. Alors sautez des mots, des lignes voir même des passages mais vous manquerez peut-être quelque chose de capital qui fait que je suis moi. Une anecdote drôle, émouvante ou terrifiante que vous ne lisez pas et c’est Nala que vous ignorez …
C’était un soir de grand vent. La foudre frappait de temps en temps sur la savane mais le rocher des lions était pour l’instant protégé de ces vilaines intempéries. La Lune était malheureusement cachée par des nuages noirs. Out était pénombre et désolation, comme si le monde était la proie des ténèbres. C’est ce jour-là, que dis-je cette nuit, que je suis venue au monde. Je ne sais pas combien de temps cela a duré ni si ma mère a beaucoup souffert. Tout ce que je sais, c’est que je suis née quelques temps avant le futur monarque de la Terre des Lions. Ma mère, Sarafina, me prénomma Nala. Ce prénom a une signification bien particulière. Mais je ne parlerais pas de mon caractère ici puisque j’ai vu plus haut qu’il y avait une case prévue à cet effet. Si je dois remplir mes papiers pour me recenser dans New-York, autant que ce soit bien fait !
Bref, revenons à nos moutons ou du moins, nos gazelles … Je suis née deux jours exactement avant que Simba ne soit présenté au peuple. Je l’ai regardé se faire brandir par ce vieux singe prénommé Rafiki. Il semblait tellement timide en ce temps-là notre bon prince ! Mais très vite, je dû faire sa connaissance. Ma mère était amie avec Sarabi. Elles étaient même meilleures amies et forcément, leurs enfants suivent parfois le même chemin. C’est ce qui nous arriva à Simba et moi. Notre plus belle aventure reste bien entendue celle de l’escapade dans les territoires interdits. Nous avons semé Zazou jusqu’à ce qu’il nous rattrape au cimetière d’éléphants. Quelle ne fut pas notre surprise de découvrir trois hyènes horrible ! Puis Mufasa, ce regretté père que j’aurais aimé avoir, est venu nous sauver. Le gouvernant m’a ramené chez moi alors que Simba est resté avec son père. Je ne sais pas quelle conversation ils ont pu avoir. Mais quelques jours plus tard, mon meilleur ami dont j’étais secrètement amoureuse venait de disparaître. On l’accusa de tous les crimes possibles car le corps du Roi avait été retrouvé échoué dans le canyon. Le Prince était-il parti à cause la mort de son père ? Rien n’était moins sûr. Les rumeurs les plus folles couraient sur mon ami mais je ne voulais pas les croire. Ce lionceau n’était pas capable de faire du mal à autrui. Du moins intentionnellement car son absence m’a profondément affecté …

Depuis le départ de Simba, Scar, son vil oncle, avait pris possession du royaume. Nous étions relégués au rang d’esclaves alors que les hyènes furibondes et mesquines avaient pris leurs aises sur la terre des lions. Nous n’avions plus rien à manger, les plaines étaient brûlées. La famine se fit lourdement ressentir et nous étions habitués à manger les restes. La vie n’existait plus. Nous n’étions plus que des loques, des zombies …
Je n’en pouvais plus de cette situation. Simba n’était pas mort, c’est à lui que revenait cette place. C’est ainsi que je me suis enfuie loin de la terre des lions, foulant des territoires encore inconnus. La poussière entrait dans mes poumons, me faisait larmoyer mais je ne m’arrêtais pas. J’étais partie prétextant une chasse mais ce n’était que mensonges. Au final, j’étais en quête du Roi légitime du royaume. J’étais à la poursuite de mon ancien ami ; Simba.
Je ne me reposais que très peu durant ce long voyage si ce n’est pour manger ou pour dormir. Mes forces s’amenuisaient au fur et à mesure que je m’éloignais du rocher mais mon moral me faisait tenir. J’avais foi en la chance, foi en ma vie. D’ailleurs, un jour, lors de la traversée d’une jungle, un festin se présenta à moi. Un phacochère ! Gros, dodu, il me faisait bien saliver cet animal. Je l’ai pisté, suivi et enfin l’ai pourchassé. Alors qu’il était fait comme un rat avec son ami le suricate, un rugissement se fit entendre et un lion s’interposa. Il était d’une carrure impressionnante. J’ai immédiatement montré les crocs, cette proie était pour moi.
Je m’étais déjà préparée au combat, toutes griffes dehors. Je lui ai immédiatement sauté dessus et la magie a opéré. J’ai directement su que c’était lui. Ce regard, cette façon qu’il a eu de tomber au sol … Simba était en face de moi, vivant, heureux … Nos retrouvailles n’en furent que plus belles. Embrassades, jeux, câlins Tout y était pour vivre le parfait amour. Nos sentiments refoulés s’échappaient enfin pour éclater aux yeux de tous. Je l’avais retrouvé, il fallait juste que je le ramène à présent. C’est à ce moment-là que j’ai déchanté. Môssieur préférait son Hakuna Matata. Il ne voulait pas sauver son peuple. Blessée, humiliée, je l’ai alors quitté. Ma famille avait besoin de moi, je ne pouvais pas les laisser.
J’ai entrepris mon chemin du retour. Je n’avais plus goût à rien mais il fallait que je reste optimiste. Tant pis, je monterais ma propre révolution, qu’importe si je dois en mourir. Cette situation a duré pendant trop longtemps. J’arrivais au Rocher, affaiblie par mon voyage lorsque le Roi se présenta à mes côtés. Il était là, pour moi, pour ses souverains. Heureuse, j’ai monté un plan avec ses deux compères pour chasser Scar du royaume. La lutte fut dure mais Simba fini par s’imposer et reprendre sa place qui lui revenait. Alors, le soleil est revenu éclairer les plaines. Tout s’est embrassé et la pluie a cessé. J’ai pu goûter au véritable bonheur. Mais il n’a été que de courte durée …

Voilà quelques temps déjà que la vie reprenait paisiblement son cours sur la Terre des Lions. Notre couple avec Simba était au beau fixe. Au bout de belles années, notre amour donna naissance à un joli lionceau qui fut prénommée Kiara. Nous n’avons pas vraiment eu le temps de la voir grandir. Elle avait le même caractère que son père à son âge et se laissa guider par son amour pour un hors la loi répondant au nom de Kovu. Tout comme ma fille, je croyais en son bon cœur mais le Roi eut bien du mal à l’accepter jusqu’à ce qu’il s’interpose lors d’une rixe. C’est ainsi que je pus le considérer comme mon beau-fils, ce qui me fit, hélas, prendre un coup de vieux.
Quelques jours plus tard, nous nous dirigions vers un palais qui avait convié tous les animaux se la savane. Intriguée, je touchais à tout en évitant soigneusement de sauter sur les gazelles qui se trouvaient non loin. Je me pourléchais déjà les babines suite au somptueux repas qui était dressé lorsqu’une humaine apparu. Nous voulions sortir mais les issues étaient fermées. Nous étions pris au piège. Un éclair déchira le plafond, du vent souffla bien plus que de raison. Puis ce fut le calme. De la terre dure se retrouva sous moi. Je n’étais plus dans la Savane … J’étais seule dans une jungle urbaine sans ma famille. Où sont-ils ?